Jozef Van Wissem - This Is My Blood (2026)

Artist: Jozef Van Wissem
Title: This Is My Blood
Year Of Release: 2026
Label: Incunabulum Records
Genre: Dark Folk, Neo-Classical
Quality: mp3 320 kbps / flac lossless (tracks)
Total Time: 00:40:18
Total Size: 96 / 203 mb
WebSite: Album Preview
TracklistTitle: This Is My Blood
Year Of Release: 2026
Label: Incunabulum Records
Genre: Dark Folk, Neo-Classical
Quality: mp3 320 kbps / flac lossless (tracks)
Total Time: 00:40:18
Total Size: 96 / 203 mb
WebSite: Album Preview
01. What The Eternal Beginning Is
02. Praise Shall Sound From Shore To Shore Until The Sun Shall Rise And Set No More
03. Concerning Our Saviours Silence
04. How You Must Enter Into Suffering
05. Remission
06. All You Do All You Bare
07. What The Eternal End Is
Attention, voyageur spatio-temporel. Comment mieux décrire en effet ce luthiste émérite, capable de concilier dans un même élan patrimoine baroque et avant-garde, ainsi que Renaissance et âge numérique? À la tête d’une discographie solo de près de 25 albums (à laquelle s’ajoute une bonne quinzaine de contributions extérieures), le Néerlandais Jozef Van Wissem incarne en effet une espèce d’ovni musical, dont on ne trouve guère d’équivalents au cours du siècle écoulé que chez d’autres excentriques tels que John Cale, Moondog et Nico. Collaborateur proche et régulier de Jim Jarmusch (avec cinq scores à leur actif), il assure ici comme à son habitude toutes les parties de luth (qu’il assaisonne selon son gré d’effets électroniques), et dès le “What The Eternal Beginning Is”, on est saisi par son approche non conventionnelle de l’instrument. Avec des effets de glissando, celui-ci y prend ainsi d’inattendus accents delta-blues on ne peut plus cinématographiques (songez au Ry Cooder de “Paris, Texas”), et les climats qu’il instaure (du plus agreste et lumineux, tels les faussement répétitifs “Praise Shall Sound From Shore To Shore, Until The Sun Shall Rise And Set No More” et “All You Do All You Bare”, au plus énigmatique: “Concerning Our Saviours Silence”, “How You Must Enter Into Suffering”) plongent l’auditeur dans le même état contemplatif que s’il arpentait la Cathédrale de Chartres, où visionnait le “Dead Man” du même Jarmusch. Évoquant à distance le “We Will Fall” qui émaillait le premier album des Stooges, “Remission” offre une furtive occasion d’ouïr le timbre sépulcral de Van Wissem, décliné en chœur grégorien de sinistre augure. Si l’atmosphère générale qu’inspire cet album enregistré à Varsovie n’inclinait si peu à la gaudriole, on pourrait presque se laisser tenter de le qualifier de luth final. Sacrément habité pour le moins, en tout cas.