Chorus and Orchestra of the Metropolitan Opera, New York, Erich Leinsdorf - Verdi: Macbeth (Les indispensables de Diapason) (2025)

Artist: Chorus and Orchestra of the Metropolitan Opera, New York, Erich Leinsdorf
Title: Verdi: Macbeth (Les indispensables de Diapason)
Year Of Release: 2025
Label: Les Indispensables de Diapason
Genre: Classical
Quality: flac lossless (tracks)
Total Time: 02:10:22
Total Size: 573 mb
WebSite: Album Preview
TracklistTitle: Verdi: Macbeth (Les indispensables de Diapason)
Year Of Release: 2025
Label: Les Indispensables de Diapason
Genre: Classical
Quality: flac lossless (tracks)
Total Time: 02:10:22
Total Size: 573 mb
WebSite: Album Preview
01. Preludio
02. Che faceste? dite su! (Le streghe)
03. Giorno non vidi mai sì fiero e bello! (Macbeth, Banco, Le streghe, Messaggeri del re)
04. Due vaticinii compiuti or sono (Macbeth, Banco, Messaggeri)
05. S'allontanarono! - N'accozzeremo (Le streghe)
06. Nel dì della vittoria io le incontrai (Lady Macbeth)
07. Vieni t'affretta! (Lady Macbeth, Un domestico)
08. Oh donna mia! (Macbeth, Lady Macbeth)
09. Sappia la sposa mia che, pronta appena ... Mi si affaccia un pugnal? (Macbeth) - Regna il sonno su tutti (Lady Macbeth, Macbeth)
10. Fatal mia donna! ... Ve'! Le mani ho lorde anch'io (Macbeth, Lady Macbeth)
11. Di svegliarlo per tempo il re m'impose (Macduff, Banco, Macbeth, Lady Macbeth, Malcolm, Dama di Lady, Servi)
12. Schiudi, inferno, la bocca ed inghiotti (Macbeth, Lady Macbeth, Malcolm, Macduff, Banco, Dama di Lady, Servi)
13. Perché mi sfuggi, e fiso (Lady Macbeth, Macbeth)
14. La luce langue... spegnesi il faro (Lady Macbeth)
15. Chi v'impose unirvi a noi? (I sicari)
16. Studia il passo, o mio figlio ... Come dal ciel precipita (Banco)
17. Salve, o re! (Dame, Cavalieri, Macbeth, Lady Macbeth)
18. Si colmi il calice di vino eletto (Lady Macbeth, Dame, Cavalieri, Macbeth, Macduff, Dama di Lady, Sicario)
19. Voi siete demente! (Lady Macbeth, Macbeth, Dame, Cavalieri, Macduff, Dama di Lady)
20. Va', spirto d'abisso! (Lady Macbeth, Macbeth, Dame, Cavalieri, Macduff, Dama di Lady)
21. Tre volte miagola la gatta in fregola (Le streghe) - Ballo
22. Che fate voi, misteriose donne? (Macbeth, Le streghe, Apparizioni)
23. Fuggi, o regal fantasima (Macbeth, Le streghe) - Ondine e silfidi (Le streghe)
24. Ove son io?... fuggiro! (Macbeth, Un araldo, Lady Macbeth)
25. Ora di morte e di vendetta (Lady Macbeth, Macbeth)
26. Patria oppressa! il dolce nome (I profughi scozzesi)
27. O figli, o figli miei! ... Ah, la paterna mano (Macduff)
28. Dove siam? Che bosco è quello? (Malcolm, I soldati inglesi, Macduff)
29. Vegliammo invan due notti ... Un lume recasi in man? (Il medico, Dama di Lady)
30. Una macchia è qui tuttora (Lady Macbeth, Il medico, Dama di Lady)
31. Perfidi! All'anglo contro me v'unite! (Macbeth)
32. Pietà, rispetto, amore (Macbeth)
33. Ella è morta! (Dama di Lady, Macbeth) - Sire! Ah sire! ... Che fu? (Guerrieri, Macbeth, Malcolm) - Battaglia - Carnefice de' figli miei (Macduff, Macbeth)
34. Mal per me che m'affidai (Macbeth)
35. Vittoria! (I soldati, I bardi, Il popolo, Malcolm, Macduff)
En 1959, Erich Leinsdorf et un cast de rêve rendaient son électricité et sa verve colorée à un drame verdien inspiré de Shakespare.
On l’a dit et répété : pour sa Lady Macbeth, Verdi voulait une sale voix, recélant dans son timbre les fêlures de la Machiavel en jupons. Avec Callas, il eût été servi. Hélas, nul ne songea à fixer son incarnation hors norme en studio – il faut se contenter d’un live de 1952 au son précaire, dirigé par De Sabata.
Sept ans plus tard, l’ouvrage était enfin gravé dans les conditions techniques optimales, sans Callas, mais avec une soprano qui, pour la névrose du chant, n’a rien à lui envier. Leonie Rysanek possède, à trente-deux ans, toutes les qualités paradoxales qu’appelle le rôle : une tessiture à l’ambitus phénoménal, capable à la fois d’affronter les escarpements les plus dramatiques et de vocaliser dans les passages d’agilité dont ses airs sont parsemés. Ecoutez comment dès le premier (« Vieni ! t’affretta ! ») l’expressionnisme le plus ravageur ne trouble jamais la netteté du dessin mélodique, comment dans le deuxième (« La luce langue ») elle passe en un instant des doutes introspectifs à l’ivresse du pouvoir la plus décomplexée, avec dans l’aigu le métal ardent que faisait déjà resplendir sa Sieglinde d’anthologie ! Et quelle insolence dans son Brindisi, quels accents morbides dans son somnambulisme !
Théâtre souverain
Face à elle, un Macbeth qui fit les beaux soirs du Met durant la décennie 1950 se laisse mener par le bout du nez avec tout ce que l’on attend d’un grand baryton Verdi : la tierce supérieure arrogante, le cantabile à la plasticité sans limite, outre un art de la caractérisation chauffé à blanc.
Leonard Warren est cet oiseau rare, grandiose et pathétique, pauvre hère dont on entend les regards d’épouvante, les veules hésitations avant de commettre ses basses besognes, les remords qui dévorent sa conscience, sans pour autant perturber l’intégrité d’une ligne patricienne.
Alentour, quelques gueules de théâtre comme notre siècle n’en connaît guère. Hines phrase à l’archet le plus noble des Banquo, le Macduff de Bergonzi fait briller son grand soleil latin dans une « Paterna mano » baignée de larmes. Si tous parviennent à de telles extrémités, c’est qu’ils sont poussés dans leurs retranchements par un chef qui avait médité la leçon de Toscanini, électrisant l’orchestre new-yorkais en ignorant les baisses de tension. Ames sensibles s’abstenir : cette lecture exhale les vapeurs de soufre et les visions d’horreur, les sorcières dansent le sabbat, le fracas des armes fait rage – « What’s done is done, and can’t be undone. »
Plus tard, Claudio Abbado soignera davantage le détail instrumental, avec un scrupule philologique supérieur dans la restitution de la partition. Mais le premier jalon posé par Leinsdorf est déjà un accomplissement dans la réhabilitation d’un des drames verdiens sinon les plus populaires, du moins les plus aboutis.